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LA BALEINE À BOSSE, population du Pacifique Nord (Megaptera novaeangliae) Distribution : Océan Pacifique

Le genre de la baleine à bosse, soit mégaptère, veut dire grands ailerons, et désigne les nageoires pectorales, lesquelles peuvent atteindre jusqu’à un tiers de la longueur du son corps les plus grandes nageoires parmi toute les populations de baleines. La baleine à bosse peut se projeter entièrement hors de l’eau et nager sur le dos, les deux nageoires dans les airs. La pêche commerciale à la baleine a sensiblement réduit ses effectifs. Ce niveau se rétablit maintenant, mais la baleine à bosse fait toujours face à des menaces éventuelles, particulièrement celles qui sont liées aux activités humaines. Les frappes de navires sont les plus importantes. Le chant est l’une des caractéristiques les plus connues de la baleine à bosse. Les mâles émettent les chants les plus longs et les plus complexes de tout le règne animal. Ces chants sont longs, variés et complexes, y compris des séquences reconnaissables de petits cris aigus, de grognements et d’autres sons. La FCF appuie les programmes de recherche et de surveillance axés sur les espèces vulnérables au Canada. Les personnes vivant dans des régions côtières peuvent aider les espèces marines, y compris les baleines à bosse, en réduisant les produits chimiques utilisés au quotidien et en étant davantage sensibilisées aux règles de sécurité nautiques visant à minimiser les perturbations d’origine anthropique.

LE PIPIT DE SPRAGUE (Anthus spragueii) | Distribution : Alberta, Saskatchewan, Manitoba

Le pipit de Sprague est un petit oiseau chanteur, nichant au sol, endémique des prairies canadiennes et des grandes plaines des États-Unis. Cet oiseau ressemble à une hirondelle, son plumage est d’un brun terne et il possède un bec étroit. Discret, il est rarement vu en milieu ouvert et est souvent reconnu par son chant une série de sept ou huit notes descendantes chantées du haut des airs. Les prairies indigènes sont un important habitat pour le pipit de Sprague. Cette espèce est rarement observée dans les terres cultivées ou les lieux où les herbacées naturelles ont été remplacées par des plantes fourragères introduites. La perte d’habitat est la principale cause du déclin de cette espèce. Notamment, environ 75 % des prairies indigènes de l’Ouest canadien ont été transformées en terres agricoles, rendant l’habitat inadéquat pour le pipit de Sprague. D’autres facteurs pouvant nuire à l’habitat sont, entre autres, le pâturage intensif, la récolte de foin et la fragmentation de l’habitat. L’utilisation de pesticides pour limiter les sauterelles risque aussi d’avoir une incidence sur les populations de pipit de Sprague puisque les sauterelles sont un aliment important pour les adultes et les oisillons pendant la saison de nidification.

LA POPULATION DE LA TORTUE MOUCHETÉE DES GRANDS LACS ET DU SAINT-LAURENT (Emydoidea blandingii) | Distribution : Ontario, Québec

La tortue mouchetée est une tortue d’eau douce de taille moyenne, qui se distingue facilement par sa gorge et son menton jaune vif. Principalement une espèce aquatique, la tortue mouchetée est observée en été dans les lacs, les ruisseaux au débit peu rapide, les marais et les marécages. La tortue mouchetée nécessite aussi des milieux terrestres. Elle peut se déplacer sur de longues distances dans le but de trouver des sites convenables pour se chauffer au soleil et faire son nid. Les populations de tortues mouchetées sont souvent isolées les unes des autres, et leur densité est très faible, comptant possiblement moins d’un adulte par kilomètre carré. La destruction et la fragmentation de l’habitat semble entraîner un déclin de la population des Grands Lacs et du Saint-Laurent. De plus, les sous-populations sont davantage isolées en conséquence de l’augmentation continue des réseaux routiers qui traversent leur habitat. En raison de sa maturité tardive, de son faible taux de reproduction et de sa longévité exceptionnelle les adultes de cette espèce sont exposés à un taux de mortalité élevé.

 

LA PETITE CHAUVE-SOURIS BRUNE (Myotis lucifugus) | Distribution : Provinces des Maritimes, Québec et Ontario

La petite chauve-souris brune est un vespertilion observé partout dans l’Est du Canada. Environ 50 % de l’aire de répartition mondiale de cette petite chauve-souris se trouve au Canada. Cette chauve-souris migre chaque saison, passant les mois d’hiver à hiberner dans des grottes et des mines abandonnées. La petite chauve-souris brune est très probablement l’espèce de chauve-souris la plus commune et la plus connue du public canadien. Elle utilise souvent des bâtiments comme gîte diurne, et peut être observée chassant au-dessus des lacs et autour des réverbères. Cette chauve-souris est en péril en raison d’une maladie fatale connue comme le syndrome du museau blanc, lequel peut se répandre au sein des colonies de chauves-souris. Ce syndrome a en effet entraîné des mortalités massives de chauves-souris au Canada. En appuyant les efforts visant à trouver un traitement, la FCF travaille ardemment à empêcher l’extinction de trois espèces de chauves-souris canadiennes touchées par ce syndrome.